Aujourd'hui.
Le
développement de la
mécanisation et de l’informatisation
libère progressivement l’homme de nombreux travaux
physiques pénibles, dans le même temps il est vrai
qu’il charge son mental : transports
domicile-travail, complexité administrative souvent accrue,
difficultés liées à une mauvaise
ergonomie en informatique, travaux nerveusement pénibles,
etc. Quoi qu’il en soit, le temps de travail comptabilisé
diminue globalement, et la réduction du temps de travail
permet en principe à chacun de se dégager plus de
temps libre.
Ce
temps libre permet de participer
à plusieurs activités autres que de survie
ou de reproduction, ainsi s’investir dans
des associations, développer ses compétences ou
exercer une activité différente (peinture,
jardinage,
sport...)
Il
est difficile de déterminer
si le phénomène a été
accompagné ou non d’un développement de
l’activité
intellectuelle. Difficile aussi de savoir si ne se
développe pas une sorte d’activisme des
loisirs qui nous amène à neutraliser
nous-même en activités diverses ce qui aurait pu
constituer, avant mobilisation à d’autres fins, un
temps le loisir. Le problème du manque de temps
semble ainsi en augmentation et non en diminution depuis les
années 1960, au moins dans les grandes villes .
Un
auteur comme Jeremy Rifkin
estime que nous nous acheminons à terme vers une
société sans travail. Avant qu’une
telle situation n’émerge, si elle le fait un jour,
il faudra se soucier des points suivants :
conditions
de travail,
durée
du travail, dans une année et en nombre
d’années de la vie
conditions
d’existence et de fin de vie
des citoyens
Ceci
contribuera sans doute à
ce que cette réduction de volume de travail se traduise
plutôt par une redistribution de
l’activité, ce qui permettrait
d’alléger le temps de travail, au lieu de se
traduire par une concentration de l’activité, qui
produirait du chômage.
Le
philosophe Bertrand Russell
a abordé cette question dans deux de ses ouvrages :
Essais sceptiques et un ouvrage
de jeunesse, Le monde qui pourrait être,
avec lequel il prit quelque distance par la suite.